Animaux de ferme

Les cochons

Photographie PMAF


L'ELEVAGE INDUSTRIEL DES COCHONS

Les crises de la viande de porc dissimulent souvent les nuisances environnementales et le sort des cochons : ce n'est pas «vendeur» ! One Voice se doit donc de rétablir un équilibre de communication au sujet de cette production industrielle à 95%.

Une exploitation à taille inhumaine

Dans l'hexagone, environ 15 000, exploitations produisent en moyenne 2600 porcs charcutiers par an, avec un nombre moyen de 144 truies. L'Union européenne a produit un peu plus de 210 millions de porcs en 1999 (28 millions en France), 'mais surtout avec des petites unités… ; faisant du « hors-sol» quand même ! Le caractère intensif d'une exploitation n'est pas forcément lié à sa taille.


Une vie de cochon

Le porc est le type même de l'animal souffrant énormément du « modernisme ».

La truie

Après l'insémination, la truie attend environ trois mois et demi enfermée ou sanglée dans une stalle individuelle en pleine obscurité. Elle ne peut que se lever ou se coucher, ce qui permet des économies de nourriture.

Une semaine avant la naissance des porcelets, la truie est bloquée dans une cage de mise bas, l'empêchant tout autant de bouger. Ses petits peuvent téter « sans qu'elle les écrase en se couchant » (ce qui n'arrive jamais dans la nature). Ses instincts maternels sont totalement niés : elle ne peut pas faire un « nid » pour la mise bas, ni approcher ses petits. Quand elle se débat, elle se blesse. Mordre les barreaux est sa seule occupation possible. Les anxiolytiques et les antibiotiques aident à survivre à ce stress intense.

Malgré la surproduction et les problèmes de pollution, les élevages intensifs de porcs continuent de se multiplier.

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Les porcelets

Ils reçoivent une injection d'antibiotiques et ont la queue et les dents coupées avec des pinces, sans anesthésie. Il s'agit de minimiser les bagarres dues aux conditions de la captivité. De plus, les mâles sont castrés à vif.

Les jeunes sont sevrés précocement afin que la truie recommence un nouveau cycle au plus vite. Puis ils sont placés dans l'obscurité sur un sol en claire-voie qui blesse leurs pattes (boiteries, déformations, nécroses... ).

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Engraisser

Les porcs sont nourris d'aliments composés de céréales, de farines animales et d'accélérateurs de croissance (les fameux antibiotiques !). Les femelles sont traitées aux hormones et stéroïdes pour augmenter les portées et stabiliser les cycles de fécondité. Tous doivent vivre malgré l'ennui, l'immobilisation forcée, l'entassement, l'obscurité et l'air irrespirable qui provoquent des maladies graves…
Enfin, le transport vers l'abattoir a lieu généralement de nuit, les porcs ne verront jamais la lumière du jour. Certaines truies, incapables de marcher, seront treuillées dans le camion. Leur chair meurtrie finira en rillettes ou en saucisson.


Des textes insuffisants

Pour ne pas déplaire aux éleveurs, le ministère de l'Agriculture adopte les normes de protection animale les moins contraignantes. Quant aux normes environnementales, il les applique avec un grand laxisme - et seulement quand l'Europe l'y pousse.

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Un autre choix

Il existe pourtant des porcs (5% environ, bio ou non) qui vivent dans des conditions de semi-liberté (ce qui ne change rien à la mort en abattoir). Cette forme d'élevage est plus respectueuse de la nature, plus saine et plus rentable avec moins d'investissements lourds en matière de bâtiments. Mais les éleveurs prisonniers du système intensif doivent rembourser leurs prêts sur de longues années, sans pouvoir facilement changer leurs méthodes de production. Une fois construit, un élevage industriel est difficile à faire fermer.

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Porcs génétiquement modifiés

En dépit de la surproduction, certains envisagent l'hyperproductivisme avec le porc transgénique. Des projets existent : porcs encore plus gros, mais à la viande plus maigre, « naturellement » sans yeux (donc grossissant plus vite du fait de leur immobilité) ou à quatre jambons - sur le modèle du poulet à quatre cuisses récemment « fabriqué » aux États-Unis…

Nuisances environnementales, le contre-exemple breton

Avec plus de 15 millions de porcs, la Bretagne concentre 57% de la production française. La pollution des rivières et des nappes phréatiques par les nitrates issus du lisier empoisonne toute la péninsule, à tel point que les agriculteurs parlent de pollution irrémédiable de 60% des sources d'eau d'ici 2005, et de sols où les légumes seront impropres à la consommation. Les déjections, porcines représentent 33 millions de litres de lisier déversés en Bretagne et 57,5 millions en France - chaque jour !

La France entière est touchée

Le « modèle breton » a vécu et s'exporte ailleurs en France malgré l'opposition des riverains et des populations locales. Outre la dégradation de la qualité de vie, les nuisances et problèmes divers (odeurs, camions de transport et d'épandage,...) feront, à terme, chuter le prix des terrains et propriétés environnantes.

« Le lobby porcin, c'est comme le lobby corse : il ne tient que par la faiblesse de l'État» déclarait en 1999 André Chandernagor, ancien ministre et responsable du Collectif contre les porcheries industrielles, dont One Voice est membre.

Les cruelles conditions d'élevage - notamment sur caillebotis, truies sanglées ou bloquées, etc. - ne doivent plus être tolérées. Pour l'environnement et notre santé, les agrandissements et créations d'élevages industriels ne doivent plus être autorisés.

Ce que vous pouvez faire

Réduisez ou supprimez vos achats de chair de cochon et refusez celle de porcs élevés en batterie. Agissez contre tout projet, qui viendrait dénaturer votre région - n'hésitez pas à contacter One Voice, qui vous conseillera. En tant que consommateurs et citoyens, vous pouvez faire évoluer les choses. La mobilisation a empêché bien des élevages de voir le jour.

Textes : One Voice

Photographie PMAF


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Elevage de porc

 




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